Mody Niang et son mentor : le silence vous vaudrait mieux que l'opprobre que vous crachez.Touba n’est pas une ville. 

Mody Niang et son mentor : le silence vous vaudrait mieux que l'opprobre que vous crachez.Touba n’est pas une ville. C’est un acte de foi en marche, un souffle qui, depuis plus d’un siècle, porte le Sénégal sur ses épaules. 

Fondée par Cheikh Ahmadou Bamba, elle ne doit rien à personne, si ce n’est à la sueur des mourides, à leur discipline de fer et à cette solidarité qui fait pâlir tous les économistes du monde. 

Le mouridisme, c’est le travail, l’élévation, l’excellence. C’est le Sénégal qui résiste, qui bâtit et qui ne mendie rien.

Mais voilà que Mody Niang, fidèle soldat de la nouvelle cause, franchit un cap encore plus dangereux.

Il ne se contente plus de laisser planer un vague soupçon historique. Non. Il vient, en pleine lumière, confirmer et amplifier les propos de son maître Ousmane Sonko : oui, selon eux, des milliards volés dans les caisses de l’État inondent Touba en ce moment même. Pas demain. Pas dans un livre. Maintenant.

C’est la transformation de l’insinuation en « vérité » politique, et de la vérité politique en anathème. Mais derrière cette affirmation fracassante, que trouve-t-on ? Un désert de preuves. 

Pas un seul rapport d’enquête, pas un seul scellé judiciaire, pas un seul chiffre tracé, pas une seule interpellation. Rien que du vent, du bruit et de la loyauté militante.

Pour justifier cette charge en béton contre une ville sainte, Mody Niang ressuscite des anecdotes vieillottes : des 200 millions jadis refusés, des villas de Papa Diop et Samuel Sarr qu’il cite sans acte de propriété ni origine certifiée. Il utilise l’histoire poussiéreuse pour cautionner une accusation actuelle et massive. 

C’est un tour de passe-passe intellectuel d’une malhonnêteté rare : faire croire que des polémiques d’hier valent preuve pour des milliards d’aujourd’hui. C’est non seulement faible, c’est franchement méprisable.

Le plus grotesque, c’est cette métamorphose de l’oiseau de malheur en perroquet de régime.

Pendant des années, Mody Niang s’est posé en lanceur d’alerte inflexible, passant au crible les régimes précédents avec une violence qui forçait le respect. C’était sa marque de fabrique, sa posture, son fonds de commerce intellectuel.

Mais depuis que Diomaye et Sonko sont aux affaires, le fauve s’est transformé en toutou docile. Les critiques ? Elles se taisent. Les dérives potentielles ? Il les excuse. Les contradictions du pouvoir actuel ? Il les ignore avec une complaisance digne des plus plates cours royales.

Et pour faire oublier ce silence assourdissant, il désigne un bouc émissaire : Touba. Parce que s’attaquer à Touba, c’est faire diversion. C’est cacher ses propres renoncements en jetant l’opprobre sur une communauté qui ne lui a rien demandé. C’est le réflexe du polémiste à court d’arguments, qui transforme le sacré en champ de bataille pour sauver ses galons auprès du pouvoir en place.

Mais Mody Niang se trompe d’adversaire.

Touba n’a pas besoin de sa validation. TOUBA n’a pas besoin de ses livres, de ses accusations ou de ses amplifications. Touba est bâtie sur la patience enseignée par Serigne Touba, pas sur la vindicte. Elle est bâtie sur le travail des mourides qui, chaque jour, font tourner une économie parallèle que les critiques de salon ne comprennent même pas.

Sonko peut bien lâcher des formules incendiaires, Mody Niang peut bien jouer les échos serviles, la réalité est là : TOUBA n’est pas un égout, c’est un phare. 

On ne noie pas un phare avec des mots, on ne salit pas une communauté avec des insinuations politiques.

Les milliards volés ? Qu’ils les montrent. Qu’ils les prouvent. Qu’ils saisissent la justice. Mais ils ne le feront pas, parce que ce n’est pas une affaire d’État, c’est une affaire de propagande destinée à museler les consciences et à braquer la lumière sur le seul territoire qui ne plie pas devant leurs manœuvres.

Au fond, ce duo infernal (Sonko qui accuse, Niang qui confirme) révèle une triste réalité.

L’un a besoin d’un ennemi pour exister, l’autre a besoin d’un maître pour exister. L’un jette la pierre, l’autre l’attrape et la polit avec des faux-semblants intellectuels.

Mais le Sénégal, lui, n’a pas besoin de ces girouettes. Il a besoin d’hommes qui disent la même vérité à tous, à toute heure, surtout à ceux qu’ils aiment. Il a besoin d’intellectuels dignes de ce nom, pas de courtisans qui transforment leur plume en certificat de complaisance.

Mody Niang, tu étais hier le chien de garde de la République. Tu n’es aujourd’hui que le chien de poche de ton maitre. Tu n’aboies plus contre le pouvoir ; tu aboies contre Touba pour lui faire plaisir.

Mais Touba ne tremble pas. 
Touba ne répond pas. 
Touba reste, immuable, droite, fidèle à son Serigne.

Toi, tu passes. Tes accusations passeront. Tes servilités passeront.

Touba, elle, est une éternité. 
Et aucune des vos petites manœuvres politiciennes ne lui fera perdre une seule de ses lumières.

 Serigne Mountakha Bachir Yalla nafi yaag tee weer
Serigne Amdy Khady FALL Yalla nafi yaag tee weer.

Khadim  Kawsara